bédouins de Wahiba Sands

Une veillée et une nuit chez les bédouins de Wahiba Sands

Passer une veillée et une nuit chez les bédouins de Wahiba Sands est un incontournable lors d’un séjour en Oman. Il existe plusieurs offres dans différents campements, et on peut aussi aller planter sa tente où l’on veut dans le désert.

Le choix du campement.

Certaines offres sont très alléchantes, avec des piscines plus ou moins luxueuses au milieu du désert. C’est très beau, mais je craignais que ça manque un peu d’authenticité. Et quand on est dans un environnement qui doit économiser l’eau, il me semblait insolent de faire des selfies dans une piscine. C’est la raison pour laquelle j’avais choisi le Beduin Camp.

bédouins de Wahiba Sands

Son organisation.

C’est un campement partiellement en dur, avec des parties communes maçonnées, quelques chambres, et aussi des tentes. De l’électricité est fournie par un groupe électrogène quelques heures en début de soirée. Des douches d’eau froide sont disponibles.

La famille qui accueille vit à côté. Le bédouin est là presque tout le temps, et sa très jeune femme nous a rejoints en fin d’après-midi avec ses nombreux enfants. Elle portait la tenue bédouine traditionnelle, avec ce masque qui couvre le nez et le front, et souhaitait ne pas apparaître sur les photos.bédouins de Wahiba Sands bédouins de Wahiba Sandsbédouins de Wahiba Sands

La soirée.

Après avoir sympathisé avec d’autres touristes (hello les tour-de-mondistes belges, les franco-italiano-néerlandais, et les majorquais ! si vous passez par là!) en dégustant du thé et des dattes dans le salon, nous avons été conviés à danser.  On nous a fait enfiler des tenues bédouines, puis, au son de la voix de notre hôte, nous avons appris quelques danses bédouines traditionnelles. Crise de rire assurée.bédouins de Wahiba Sands bédouins de Wahiba Sands

Après le repas traditionnel pris dans un autre bâtiment, toujours assis au sol sur des tapis, nous nous sommes regroupés autour du feu.

La Veillée au coin du feu.

Dans l’immensité du désert, l’absence de pollution lumineuse permet de voir à merveille le ciel et les étoiles. Ce fut pour moi le plus beau moment. Nous étions assis en rond autour du feu sous le firmament, et le bédouin nous racontait comment on vivait autrefois quand on était nomade. Il nous a expliqué comment on faisait tout à partir des dromadaires : se déplacer, manger, se vêtir, se chauffer avec les excréments, apprendre à écrire sur les os, etc. On a bien compris que la solidarité du peuple bédouin lui avait permis sa survie pendant des siècles.

Mais l’appel de la ville et des technologies est en train de tout bouleverser. Les bédouins qui vivent dans le désert à l’année ne sont plus qu’une centaine. Le tourisme leur permet aujourd’hui de vivre. Et à mon avis, plutôt bien, vu le taux de remplissage observé. Quand le froid est devenu trop mordant, nous sommes allés nous coucher, riches de toutes ces histoires.bédouins de Wahiba Sands bédouins de Wahiba Sands bédouins de Wahiba Sands

Les soins aux animaux.

Au matin, nous avons nourri les chèvres. Les enfants ont appris à les traire. Mon fils a fait preuve d’une dextérité étonnante pour cette tache !

bédouins de Wahiba Sands

bédouins de Wahiba Sands
bédouins de Wahiba Sands
bédouins de Wahiba Sands

Nous avons passé un très beau moment dans ce camp. Nous avons surtout fait de très belles rencontre (Marco et Marta, on vous attend ! Karima et la famille aussi !). Quelques limites malgré tout : entre la propension du son à se déplacer très loin dans le désert et la proximité de la piste, on était loin d’une nuit complètement silencieuse. Ça ne m’a pas gênée, mais certains de nos amis ont trouvé cela dommage. En tout cas, cela restera un merveilleux souvenir pour tous les enfants francophones qui se sont rencontrés là!

bédouins de Wahiba Sands bédouins de Wahiba Sands

 

 

 

Rédigé par

anne

" Le monde est un livre et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page."
 

Saint Augustin