Les fabuleuses chutes d’Iguaçu.

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Organiser le voyage.

Lorsque nous avions préparé notre voyage au Brésil, il fallait faire des choix. Cet immense pays ne se découvre pas en quelques jours. Mais comme je n’étais pas sure d’y retourner un jour, il me semblait indispensable d’aller voir les fabuleuses chutes d’Iguaçu. Ce n’était pas le plus pratique à organiser. Des vols partent de Rio, souvent tard le soir, et reviennent tôt le matin, les nuits y sont chères, et nous voulions quand même passer 3 jours sur place.

Nous avons fini par trouver un vol passant par Sao Paulo et arrivant en début d’après-midi à Iguaçu. Dans nos rêves, nous aurions logé à l’hotel des Cataratas, le seul à l’intérieur du parc, à quelques dizaines de mètres des chutes, mais le prix nous a vraiment arrêtés (même si vous connaissez mon goût pour les hôtels de luxe…). Nous avons opté pour le San Martin, juste à l’entrée du parc, et c’était une très bonne idée, j’en reparlerai.

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La localisation : les 3 frontières.

L’aéroport est tout près des chutes (et donc de l’hôtel), mais nous sommes arrivés sous la pluie, donc nous n’avons rien vu depuis l’avion. Dès la sortie de l’avion, l’humidité tropicale nous a saisis (ou était-ce le contraste avec la climatisation glacée du vol ?). Ici, pour tirer les avions, on utilise des tracteurs,

sans doute un signe du climat parfois hostile. La végétation luxuriante nous a fait du bien après les quelques jours dans le bitume de Rio : on est au beau milieu de la forêt tropicale brésilienne, à la frontière avec l’Argentine et le Paraguay.

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Le parc côté brésilien.

Juste le temps de poser nos affaires à l’hôtel, et nous avons marché jusqu’à l’entrée du parc (quelques minutes de marche), côté brésilien pour ce 1er jour. Le ticket d’entrée nous donne accès au parc et aux bus qui nous transportent d’un point à l’autre. Plusieurs arrêts permettent de découvrir la rivière et les chutes, et on peut ensuite payer pour faire du vélo, du 4x4 et d’autres balades en bateau. Nous avons opté pour la marche, pour commencer. Il avait plu le matin, le ciel était encore gris et chargé d’humidité.

Nous sommes descendus du bus, et là, nous avons entendu le bruit. Cet incroyable vrombissement ! J’avais essayé de ne pas voir trop d’images avant de partir, afin de garder l’effet de surprise. Eh bien, je crois que ça n’aurait rien changé. Quelle émotion ! nous avons tous poussé des exclamations de joie en voyant les chutes ! C’est simplement grandiose. Là, au cœur de la forêt tropicale, ces milliers de mètres cube d’eau (1 756 m³/s) qui tombent de 84 m. Quatre-vingt quatre mètres, vous vous rendez compte ! Pas étonnant que ça fasse autant de bruit.

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Iguacu3 Iguacu6 Iguacu7 Iguacu9 Iguacu12 Iguacu13 Iguacu14Une faune et une flore riches

Après un temps d’arrêt face aux 1ères chutes, nous nous sommes avancés sur le chemin pour descendre. Tout est très bien aménagé, il est facile de marcher, des rambardes protègent des chutes, le sol est en dur. Sur le chemin, des panneaux previennent de faire attention aux coatis, pas les animaux les plus affectueux manifestement… on en a croisé qui

rôdaient autour des poubelles, mais on ne s’est pas approchés. Comme je l’ai dit, on est dans la forêt tropicale. Il y a donc plein de petites bestioles sympas : vous verrez une mygale à quelques centimètres de mes orteils, de jolis papillons de toutes les couleurs, etc. qui nous distraient quand on marche sans voir les chutes.

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La garganta del Diablo

Tout au bout du parc, on arrive à la Garganta del Diablo : 700 m de long, 150m de large et 82 m de haut, c’est la partie la plus impressionnante. D’autant plus que des aménagements permettent de marcher sur un décrochement et d’avoir les chutes de part et d’autre. Il est conseillé de se protéger avec un kWay et de mettre le matériel électronique à l’abri. Bien entendu, je n’avais rien, mais je voulais vivre l’expérience au milieu de l’eau. Il y a des gouttes partout, qui tombent, qui rebondissent, rajoutez un peu de vent, certains passages sont clairement inondés. Mais quel joie de s’amuser là, de se sentir toute petite face à cette force de la nature. Je suis rentrée trempée et heureuse ! (Comme il ne faisait pas très chaud, nous sommes quand même rentrés assez rapidement après, trouvant l'air du bus un peu frais. Un jour de grande chaleur, on doit pouvoir prolonger davantage le plaisir !).

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Si on continue à remonter un peu la rivière, on rencontre une eau qui semble calme… et on pense à toutes ces BD dans lesquelles on voit des personnages entraînés par l’eau qui s’accélère au niveau des chutes, c’est particulièrement

 

sensible ici. Bref, j’avais été peu impressionnée par les chutes du Niagara, mais là, c’est une autre dimension. Grandiose!

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Rédigé par

anne

" Le monde est un livre et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page."
 

Saint Augustin