Street art : Expo Lay’up à Toulouse

Street art : Expo Lay’up à Toulouse

Vous connaissez mon goût pour le street art. On a la chance à Toulouse d’avoir de nombreux artistes très dynamiques, nous offrant de multiples occasions d’admirer leur travail. Je vous en ai parlé ici et là lors des grandes expos, ainsi que l’an dernier lors d’une sortie à Blagnac, à l’Aérochrome. Pour ce nouvel épisode de Street art : l’Expo Lay’up à Toulouse est installée pour 2 mois en ville.

Le streetart qui devient main style

Pas de friche cette fois, mais un local acheté par les artistes, et donc un prix d’entrée à payer. Ce qui refroidit déjà un peu sur l’aspect non sauvage de la chose. Le flux de monde alors que l’expo a ouvert il y a quelques jours est assez surprenant, le buzz semble bien fonctionner. C’est déjà une réussite.

Plusieurs salles, de nombreux artistes    

Plusieurs salles s’enchaînent. Aux murs, des photos, des tableaux à vendre et quelques fresques. Un grand bar dans la 1ère pièce n’accueillait pas encore beaucoup de monde lors de ma visite. A côté, une pièce reconstitue un wagon de la RATP et les vitres repeintes. Une autre accueille une expo vintage de vinyles et lecteurs cassettes. Celui qui a récupéré la cassette de Demis Rousseaus, bravo ;-). 

Les classiques sont tous là, Mondé, Sherio, Maye, Soone. J’ai découvert Saïd Kinos et ses grandes lettres, très chouette aussi.

Une autre grande salle présente des fresques, ainsi qu’une belle exposition de photos sur les graffeurs en pleine action la nuit sur les trains de banlieue. Cette partie est très sympa. Dans la 2ème pièce, des enfants faisaient un atelier de dessin. Plusieurs sont possibles pendant la période d’ouverture, sur inscription. Il y a toujours beaucoup d’enthousiasme autour de ces activités. Au centre, une petite fiat trône sur des palettes, surmontée par un gaffeur suspendu. Au fond, un mur de bombes de peintures offre un joli fond coloré. Des palettes un peu partout servent de fauteuils.

Une rencontre

A côté du portrait assez connu ici, puisqu’il est aussi sur les murs du quartier Empalot, se tenait le modèle de Swed Oner. En discutant avec lui, j’ai appris qu’il était SDF et faisait la manche pour manger. Comme un léger décalage entre tout cela, j’avoue que ça m’a fait quelque chose et que je me suis sentie démunie.

Une galerie plutôt qu’une expo

J’oubliais, les tableaux et objets sont tous à vendre, on est donc plus sur une grande boutique, et il y a aussi une boutique à la sortie. On y trouve des affiches, des reproductions et des skate boards, produits dérivés et livres. 

Une zone à food trucks. 

A l’extérieur, une terrasse accueille pour l’instant un food truck. Les tables étaient elles aussi prises d’assaut en ce premier jour de beau temps. Cette partie est accessible sans payer l’entrée, j’imagine que les habitants du quartier vont en profiter cet été !

J’avoue qu’au final, je n’ai rien découvert en Street art lors de l’Expo Lay’up à Toulouse. Je crois que je connais un peu trop ces artistes, je n’ai pas eu de surprises sur leurs créations. Et il n’y a pas la place pour multiplier les grands formats dans cet espace. Mais j’ai pris plaisir à regarder les gens se prendre en photos autour des œuvres. Il y a du monde et de la couleur, et il est bien agréable de se retrouver dans des lieux de culture après tous ces mois de privation.

19 Comments

  1. Ben oui, c’est comme un musée, en plus cool et plus dynamique, il est normal de payer mais pour moi « l’art de rue » (j’essaye au maximum de parler français, ce n’est pas une critique contre vous!!!) se situe dans la rue ou alors c’est une exposition en bonne et dûe forme mais… la distanciation n’avait pas l’air tout à fait respectée!

    • C’est une bonne question sémantique, parce que j’associe « art de rue » à spectacle vivant (dans la rue) et pas à celui du graffiti. Il manque donc un mot français pour cela 😉

    • C’est une forme bien particulière, je comprends qu’on n’aime pas. Peut être le trompe-l’œil du bus, quand même?

  2. Je comprends ce que tu ressens, c’est vrai que cet art a besoin de la rue, de l’extérieur, de l’espace mais bon c’est aussi une belle façon de le faire connaître de l’exposer ainsi dans cette galerie…Par contre si les gens paient l’entrée, ils n’achèteront pas forcément quelque chose à la sortie, les temps sont durs, certes pas pour tout le monde mais c’est un peu dommage je trouve (ce n’est que mon avis !)

    • Oui, et la publicité autour de l’événement semble bien fonctionner. Ils sont bien placés au centre-ville aussi, ce qui va permettre à beaucoup de monde d’y aller facilement. Entièrement d’accord sur le prix de l’entrée, quand on vient avec une famille, on n’achète pas dans la boutique ensuite!

    • Ces deux petites étaient toutes mignonnes. Quand je me suis approchée (je voulais photographier le reflet dans l’eau), elles se sont mises à poser, c’était rigolo!

  3. Moi je regarde toujours.il y a des choses banales ou répétitives,mais j’ai vu aussi des choses originales et il faut saluer la créativité. Dés que l’on crée une structure il y a des frais et payer pour rentrer ne me dérange pas trop, il faut aider ces créateurs qui parfois ont peu de moyens, ta rencontre le prouve.
    Merci du partage
    Bonne fin de semaine.

    • Pour rectifier le modèle que j’ai rencontré n’est pas l’artiste. Dans l’absolu, je ne suis pas gênée par l’idée de payer, mais j’observe ici le passage de cet art de la rue à la galerie avec un peu d’amusement.
      Bon dimanche!

  4. Quand c’est agréable à regarder… je ne suis pas contre de payer un droit d’entrée… car il y a une gestion à maintenir et des frais engagés pour réaliser ces expos ! C’est d’ailleurs la même chose pour les entrées de certaines belles églises ou Cathédrales… où cela se fait de plus en plus en Espagne, là aussi je trouve normal de laisser un petit droit d’entrée… même si certains pèlerins sont scandalisés ! Cela coûte cher leur entretien !
    Très belle Expo, où cela doit être agréable d’y passer un bon momont de vie !
    Gilbert d’Ahuy

    • Lors de notre voyage en Virginie et à Washington, nous nous étions fait la même remarque. Les églises sont payantes, mais cela permet de les entretenir. Au Costa Rica, les chemins de randonnée (au milieu de la forêt tropicale) ont aussi un droit d’entrée. Après tout, pourquoi pas?
      Oui, si j’habitais à côté, j’irais surement boire des verres en soirée, la partie foodtruck est accessible sans payer!
      Bon dimanche.

  5. Je n’aime pas trop le steet art, mais il faut reconnaitre que certaines sont de toute beauté et loin des graffitis habituels.

  6. Salut Anne,
    Une belle idée que de regrouper tout cet art de rue en un endroit.
    Et si en plus, le public est au rdv…
    Merci pour la découverte.

  7. Il y a de belles couleurs et les installations ont l’air chouettes bien que je sois un peu dubitative comme toi sur le fait d’acheter un local et de faire payer l’entrée.

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