Après des années de travaux, le musée des Augustins de Toulouse a rouvert ses portes. J’avais eu la chance d’aller à une soirée spéciale pendant les travaux, mais depuis 6 ans, il était fermé. Tout n’a pas rouvert, mais c’est déjà un plaisir.

Nouvelle entrée, nouveau jardin

La nouvelle entrée a soulevé de nombreux débats quant au choix de sa forme, ses couleurs et ses matériaux. Jugé « trop moderne, trop différent », cet espace tranche en effet avec la brique, mais les Augustins sont déjà le résultat d’époques différentes, et la clarté et la fluidité gagnées ici sont incomparables. Le jardin a été repensé aussi, avec davantage d’espace pour circuler, des tables et des chaises pour en profiter, une autre approche qui rend les lieux aux visiteurs. Le cloître est encore partiellement fermé pour travaux toutefois. La salle romane avec tous les chapiteaux est toujours là aussi.

Retrouver les classiques

Toulouse-Lautrec, Berthe Morisot, Eugène Delacroix ou Élisabeth Vigée Le Brun ont retrouvé leur place dans les grands salons rénovés. Les verrières ont été refaites, et les salons rouge et verts sont toujours aussi impressionnants. J’étais contente de retrouver les statues, la Nymphe Chasseresse d’Alexandre Falguière ou le Cauchemar d’Eugène Thivier. La Belle Paule est là aussi, si vous ne connaissez pas son histoire, elle est ici.

Puis des nouveautés

Un thème général est proposé chaque année, et pour l’ouverture, c’est le ciel. L’occasion de présenter des œuvres plus contemporaines, dont un tableau de Geneviève Asse que je commence à voir un peu partout (à Rodez au musée Soulages dans une exposition spéciale, et au musée Unterlinden de Colmar).

Et avant de sortir, un espace boutique et café qui se veut transition avec la ville. Heureusement que j’étais pressée par le temps car j’aurais pu acheter de nombreux articles !

En attendant la réouverture complète, prévue pour 2027, je suis déjà ravie de cet accès retrouvé au Musée des Augustins.

Rédigé par

anne

" Le monde est un livre et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page."
 

Saint Augustin