
La première édition toulousaine de Mister Freeze remonte à 2013. Et je n’avais réussi à m’y rendre qu’en 2017, je vous parlais du choc esthétique que ça avait été pour moi ici. Cette année, de retour à Toulouse après un détour par Montauban, les artistes ont investi la Caserne Vion, et, comme le nom de l’exposition l’indique « ça déborde » !
L’ancienne Caserne Vion
C’est un lieu classé aux monuments historiques. Cette ancienne caserne typique de l’architecture Brutaliste édifiée par l’architecte Pierre Debeaux entre 1966 et 1972. C’est le paradis du béton brut, et c’est donc un support parfait pour les artistes de street-art.

Le grand hall avec ses piliers caractéristiques accueille une partie de l’exposition. Le reste se trouve dans la cour, sur la tour de séchage et au rez-de-chaussée du bâtiment d’habitation, formant le « village créatif ».








Puis un hélicoptère posé au milieu, qui a subi les assauts des artistes lui aussi, achève de donner la teinte de rappel des pompiers et des secours qui vivaient ici jusqu’à récemment.



73 artistes réunis
J’ai passé plus de deux heures dans les allées, et je n’ai pas tout vu ! De nombreux artistes pas encore très connus, d’autres plus renommés, du graffiti, des fils tendus, de la géométrie, et beaucoup de calligraphie, il y en a pour tous les goûts.

























J’ai eu l’occasion de discuter avec Zepha et de parler de son processus créatif, de ses recherches sur les métaux, les réactions chimiques, etc. Il avait là un mélange fermenté à partir de fruits qui sert à faire des tatouages temporaires sur la peau. Pas téméraire pour deux sous, je n’ai pas essayé, mais j’ai vu quelques résultats très sympas.


















L’exposition dure deux mois, de juin à juillet 2026. De nombreuses animations sont prévues et chaque week-end, il y aura des artistes présents avec lesquels vous pourrez échanger. Avec des food-trucks, une guinguette, vous trouverez de quoi y passer des soirées sympas.
L’entrée est soumise à une cotisation libre, donc chacun peut y aller selon ses moyens. Je compte bien y retourner ! Histoire de mieux regarder les kakemonos géants réalisés au fond de l’ancienne piscine de la caserne par exemple. J’aimerais trop faire de la calligraphie en grand format comme ça!






Un endroit intéressant. Un bel espace pour les artistes qui peuvent s’exprimer en totale liberté.
Tu as fait de belles découvertes et de belles rencontres, merci pour les photos.
Bonne journée
Superbe lieu pour les artistes et magnifique série street-art !