Après la visite de la TSE, j’avais réservé une visite guidée à l’Hôtel Saint-Jean.

La chorale les Éléments

Je n’avais pas vu lors que ma réservation que le chœur de chambre les Éléments, dirigé par Joel Suhubiette, donnait un concert dans la cour de l’Hôtel. J’ai pu en profiter avant le début de la visite mais pas entièrement car elle débutait au milieu du concert. C’était très beau dans cette cour rénovée, sous un beau ciel bleu et au milieu des briques toulousaines.

Histoire de l’Hôtel Saint-Jean

Il est aussi connu sous le nom d’Hôtel de Malte, on retrouve la croix de Malte sur les peintures du plafond ou prieuré hospitalier de Toulouse. Il a été établi par les chevaliers hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem dès la fin du Xiè siècle. Il jouxte l’église de la Dalbade. Situé sur un axe majeur du chemin de Compostelle, il a longtemps bénéficié de l’enrichissement des Hospitaliers qui possédaient un grand secteur avec un hôpital, une église et un cloitre. Au gré de l’histoire, l’Hôtel est totalement reconstruit en 1665 selon les plans de Jean-Pierre Rivalz. Plus tard, l’église est détruite, les lieux rachetés par des drapiers puis par la chambre de commerce, servent d’hôpital complémentaire puis de siège de la Cour Régionale des Comptes. La Direction régionale des Affaires Culturelles (DRAC) s’y installe en 1995. Des travaux plus récents ont permis de mettre en valeurs certaines parties et de constuire une aile plus contemporaine à l’arrière.

La visite

La façade extérieure est très belle mais j’ai oublié de la photographier… A l’intérieur, un passage couvert monumental mène à la cour d’honneur, où étaient les chanteurs. La cour est entourée d’arcades sur trois faces, la quatrième étant le chevet de l’église de la Dalbade. On y admire des plafonds peints, avec des rinceaux d’acanthes et la croix de Malte, des sarcophages, et deux enfeux ornés de peinture du XIIè siècle. Ces derniers sont à peine visibles car protégés par des vitres, la restauration n’ayant pas vraiment les moyens d’être menée à bout. Les plafonds sont parfois originaux, avec des peintures, et parfois ce sont des plafonds en béton qui imitent les plafonds à la française. Des œuvres contemporaines sont aussi installées : aplats colorés translucides dans les couloirs, collection de cranes sculptés dans la bibliothèque, parement aux couleurs réalisées avec des pigments identiques aux bureaux, etc. Le lieu de travail semble agréable.

J’avais réservé une troisième visite, mais celle-ci a duré trop longtemps et je n’ai pas pu me rendre à la suivante, dommage!

Rédigé par

anne

" Le monde est un livre et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page."
 

Saint Augustin