
Le contexte ne garantissant pas la possibilité de faire sereinement de grands voyages, cette année pour les vacances de Pâques, nous avons décidé de partir pas loin, sans doute comme beaucoup de monde. Par chance, depuis Toulouse, on peut changer de pays sans faire trop de kilomètres ! Et pour une fois, la destination n’était pas l’Espagne, mais la principauté d’Andorre. Je vous propose deux balades parfumées et faciles pour découvrir un peu ce petit pays.
Autour du lac d’Engolasters, les odeurs de pins
On peut accéder au lac en partant d’un peu plus bas, au Parking de « Les Pardines », et en remontant à pied sur 4 km. Nous avons pris l’option plus facile, partir directement du parking du restaurant situé juste à côté, à peine à 15 minutes de marche jusqu’au lac. Il s’agit d’un lac de barrage, conçu pour récupérer l’eau des ruisseaux alentours et alimenter l’usine hydroélectrique située en contrebas. L’environnement est plat et boisé. C’est vide en ce mois d’avril, comme notre hôtel d’ailleurs. On est entre deux saisons. Mais j’imagine que l’été, les andorrans apprécient venir pêcher ou se reposer ici tant c’est joli. Les sommets conservent les traces des dernières neiges et se reflètent dans le lac. Le tour du lac se fait en 45 minutes environ.















J’avais en tête de poursuivre sur le chemin mais l’orage est arrivé et nous avons donc seulement fait la boucle autour du lac. Ce n’est pas adapté avec une poussette, mais sinon, le chemin ne présente aucune difficulté.
Le Mirador del Toll Bullidor, les odeurs de buis
A Canillo, en contrebas du sanctuaire de Meritxell, nous avons parcouru le sentier aller-retour qui nous mène au Mirador del Toll Bullidor. La balade ne présente pas de grosse difficulté, on commence par descendre (le mirador est en contrebas du sentier), mais le chemin peut être glissant et là non plus, ce n’est pas adapté avec une poussette, il y a des marches et des racines. Si le lac d’Engolaster sent bon le pin, le sentier ici embaume le buis. Et quand on voit comment les buis souffrent ailleurs de la pyrale, on se réjouit d’en trouver encore qui soit si beau et si parfumé. La route est de l’autre côté de la vallée, on entend beaucoup les moteurs au début, puis le bruit s’efface et les oiseaux prennent le dessus.
Le mirador est une plateforme aménagée en bois et métal, la construction est impressionnante sur le ruisseau qui s’écoule particulièrement fort en cette saison de fonte des neiges. La vue finale est très jolie. Le trajet retour emprunte le même chemin, en montant cette fois. Ça nous a pris 1h30, une petite balade tranquille mais pas exactement plate.


















Évidemment pour les marcheurs chevronnés, il y a des tas de randonnées très difficiles à parcourir par ici. Mais pour ceux qui veulent juste se balader et profiter des paysages pyrénéens, on peut aussi trouver !






