C’est tout sauf une destination touristique. Nous n’y serions jamais allés si cela n’avait pas été sur notre route de retour de notre roadtrip vers l’Alsace, ni si mon amie Anne ne m’avait parlé de cette mine à visiter.

Une recherche de restaurant

Alors imaginez nous en plein mois d’aout, cherchant un restaurant où dîner dans cette bourgade de Montceau-les-Mines. Sur le papier, c’était facile, j’en avais repéré plusieurs. Il faisait une canicule torride, et nous manquions de motivation, mais j’avais vu un restaurant bien noté un peu loin de notre hôtel. Nous traversons la ville, au charme assez restreint, pour nous entendre dire qu’il n’y a pas de serveuse donc on ne peut pas manger dans le restaurant repéré. Les autres restaurants devant lesquels nous étions passés étaient fermés. Donc nous choisissons la place centrale où deux brasseries servent des pizzas. Au moment de les commander on nous dit que le camion frigorifique n’est pas venu donc ils n’en ont pas. La blague. Nous avons fini par revenir à l’hôtel qui servait au final un repas tout à fait correct.

Le musée de la mine de Blanzy

La mine est juste à côté, à Blanzy. Elle a ici fonctionné jusqu’en 2000 ce qui est finalement très récent. Le puits Saint-Claude n°1, en activité de 1857 à 1882, a été conservé jusqu’à moins 30 mètres. Il est équipé d’une cage et d’une benne. Le chevalement métallique, remonté sur ce puits en 1981, domine le carreau de ses 20 mètres de hauteur. C’est là que débute la visite. On accède ensuite à la salle des machines, à la lampisterie, puis on descend à pied dans le 1er tunnel. Il n’est pas bien profond, mais c’est déjà sombre et oppressant. Et quand la guide ajoute le bruit des machines, on comprend vite l’enfer que c’était d’y travailler toute la journée. La visite guidée, passionnante, nous renseigne sur les conditions de vie, sur les animaux : les chevaux pour porter, et les canaris présents et alertant de l’arrivée des coups de grisou. C’est un peu comme se retrouver dans Germinal.

C’est une visite particulièrement intéressante sur un pan de notre passé national à la fois proche et lointain et les 200 millions de tonnes de charbon qui ont été extraites ici. J’ai trouvé l’ensemble très intéressant. Nous avons fait un bref tour dans la partie musée et n’avons pas vu le film car nous sommes arrivés juste au début d’une visite. Mais il y a de quoi y passer 3 heures facilement en tout.

Ce fut notre dernière escale avant de rentrer à Toulouse. Les kilomètres de conduite accompagnée ont défilé au gré de paysages variés, c’était une bonne idée. Franchement, je vous recommande l’escale si vous êtes par là. Je ne sais pas si je conseillerais de venir par ici exprès, quand même. Je ne suis pas sûre que les infrastructures soient vraiment adaptées au tourisme aux alentours. Connaissez-vous cette région ?

Rédigé par

anne

" Le monde est un livre et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page."
 

Saint Augustin