
J’étais allée en Autriche enfant, pour un concours de piano. Il me restait deux souvenirs majeurs de ce voyage à Vienne : le palais de Schönbrunn et le Palais de la Sécession. Avec son toit couvert d’or, cette coupole découpée m’avait fascinée. Pourtant, nous n’étions passés que furtivement devant. J’avais donc la ferme intention d’y rentrer lors de ce voyage.
Le mouvement de la Sécession
La Sécession viennoise est un mouvement artistique révolutionnaire qui a profondément influencé l’art en Europe. Il a rassemblé des artistes, des architectes et des penseurs qui rejetaient le classicisme et adoptaient des formes organiques et des motifs symboliques caractéristiques de l’Art Nouveau (le Jugendstil allemand). Parmi les membres les plus célèbres de ce mouvement figuraient Gustav Klimt, Egon Schiele, Koloman Moser et Josef Hoffmann, dont les œuvres ont marqué l’histoire de l’art.
La devise de la Sécession est écrite sur l’édifice, au-dessus de l’entrée : « À chaque époque son art, à chaque art sa liberté » (en allemand : Der Zeit ihre Kunst. Der Kunst ihre Freiheit).

Des expositions temporaires
Le Palais de la Sécession a été conçu par l’architecte Joseph Maria Olbrich et est devenu le centre névralgique de ce mouvement, abritant des expositions radicales et des manifestations artistiques novatrices. Aujourd’hui encore, il accueille des expositions contemporaines. J’avoue que ce n’est pas la partie de la visite qui m’a le plus exaltée.




La coupole du palais et la frise de Klimt
C’est une grande coupole formée de 3000 feuilles de laurier en métal doré, portée par un bâtiment aux lignes verticales et blanches qui contrastent avec la forme arrondie et découpée de ce toit.




L’intérieur abrite une célèbre fresque de Gustav Klimt, « La frise Beethoven », qui est l’une des œuvres les plus emblématiques de l’Art nouveau. Klimt a conçu entre 1901 et 1902 cette fresque murale de sept panneaux, mesurant 34 mètres de long sur 2,15 mètres de haut qui représente la Neuvième Symphonie de Beethoven.
Klimt a utilisé une combinaison de peinture à l’huile et de feuille d’or pour créer une œuvre complexe. Les représentations papier et photographiques ne peuvent pas rendre hommage aux textures dorées de cette frise. Elle représente divers groupes de figures humaines entrelacées et qui évoquent un large éventail d’émotions, allant de la joie et de la jubilation à la douleur et à la souffrance, reflétant la gamme d’émotions exprimées dans la musique de Beethoven. Comme au Palais du Belvédère et au Leopoldsmueum, les œuvres de Klimt exposées sont bien plus belles en vrai que sur une représentation.






J’étais ravie de pouvoir visiter le Palais de la Sécession. Là encore, le prix d’entrée est élevé pour voir 3 salles, mais c’est quand même un lieu symbolique incontournable.






Je suis contente pour toi que tu aies pu enfin le voir! Les dernières œuvres semblent bien belles! Bisous et douce journée!