
Friedensreich Hundertwasser est un architecte, artiste et poète autrichien né en 1928 qui abhorrait la ligne droite et souhaitait intégrer le végétal dans l’architecture. Ses immeubles sont très connus en Autriche, peut-être moins chez nous. Je voulais absolument les voir en vrai.
Trois règles pour une architecture désinvolte
Les bâtiments construits par Hundertwasser respectent trois règles d’or : Le droit à la fenêtre (Fensterrecht), l’arbre-locataire (Baummieter), le sol ondulé.




La Hundertwasserhaus de Wien
Je n’ai pas fait le tour de l’Autriche pour suivre toutes ses œuvres, mais j’ai profité d’un court séjour pour aller voir sa maison viennoise. Elle respecte en tout point les trois règles. Les plans ont été dessinés par l’architecte Joseph Krawina après conception par Hundertwasserhaus. Cet immeuble coloré est l’un des bâtiments les plus visités d’Autriche.












Ses planchers sont irréguliers et le bâtiment est agrémenté d’une végétation luxuriante. 52 logements sont regroupés dans cet ensemble. Toutefois, la mise en pratique de ces idées s’est avérée inaboutie : briques utilisées trop tendres, plantations aux racines profondes engendrant d’importants surcoûts, de même les surfaces vitrées ne peuvent être nettoyées que de nuit aux moyens d’une fermeture de la route à la circulation et de l’utilisation d’un pont élévateur. C’est dommage, parce que c’est joyeux, et paisible autour !




Kunst Haus Wien
A quelques centaines de mètres de la Hundertwasserhaus, se trouve le Kunst Haus Wien, un autre batiment dans le même style. C’est Hundertwasser qui rénova entièrement la fabrique de meubles en bois courbé Thonet dans le Weißgerberviertel entre 1989 et 1991 et qui donna à ce bâtiment son style caractéristique, reflétant ses convictions écologiques et de durabilité. Le lieu sert aujourd’hui de musée, et les rues qui le séparent de l’autre maison son décorées au sol également.




On est loin de l’architecture Viennoise classique, n’est-ce pas ? Connaissiez vous Friedensreich Hundertwasser? Il a laissé de nombreux ouvrages partout en Autriche.



Je ne connaissais pas. C’est curieux, pas laid mais s’il n’y avait que ça, ça deviendrait un peu compliqué. Pour les personnes ayant du mal à marcher, ce doit être l’enfer.